Priest. Ken Bruen

Publié le par Tactile

Priest. Ken Bruen

Jack Taylor sort de l'asile et on récupère une gueule cassée devenue sobre, sans alcool ni cigarettes mais avec toujours la même addiction : celle de se mettre dans les emmerdes. Le héros magnifique de Ken Bruen regagne Galway et on ne lui fait pas de cadeaux. La grande majorité de ses amis sont six pieds sous terre et on lui ressert son passé de looser.

"Where you hurt ?
Not any place that it shows"

"With horror, I realized I cared for more people in the graveyard than in life, which means you've lived too long for God has a serious vendetta going, with no sign of Him letting up in the foreseeable fu
ture!"

Embrigadé sur l'enquête d'une série de viols sur mineurs au sein de l'église catholique, il se charge également à la protection d'une de ses amies. Au détour d'une embrouille dont lui seul à le secret il tombe sur Cody qui devient une sorte de fils adoptif et l'aide dans son enquête.

"I wanted to tell her that I'd been locked up in the asylum for months, that I carried the cross of her child every living moment, that I couldn't bear to look at any children without my very soul being seared.
I didn't
."

Dans le Galway désormais changé, Jack se confronte à ses ennemis de toujours, les guardas, le clergé et les sale types. De l'autre côté il fréquente les rebus de la société, gitans, immigrés, mendiants, alcooliques, des personnages à la parole juste qui servent la moral Bruenienne. Et puis comme d'habitude c'est dans les pubs que Jack trouve les pistes qui l'aideront tout au long de son enquête.

"Bourbon, rocks, beer chaser"

"As is usual for Irish pub, sentries sat at the counter, men in their sixties with worn caps, worn eyes, nursing half-empty pints. They rarely talked to each other and began their vigil right after opening time."

"The first time I met him {Jeff}, the signs in his pub read, NO B
UD LIGHT."

"I was aware of how crazy my life had become. I'm sitting in a pub, kicking a priest, and worse, because he asked me."

L'écriture est jouissive, tout en punchlines et accroches. On sent la mélancolie d'un temps révolu et d'une culture qui s'américanise au grand damne de l'auteur, un natif du Connemara. Savamment ponctuée d'articles de presse, l'histoire est géniale et tout le mérite revient au talentueux Ken Bruen.

"When the missionaries came to Africa, they had the Bible and we had the land. They said "let us pray". We closed our eyes. When we opened them, we had the Bible and they had the land."

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