Burmese Days. Georges Orwell

Publié le par Tactile

Burmese Days. Georges Orwell

Dans la jungle birmane au début du XIX° siècle est la petite bourgade de Kyauktada où se sont implantés des européens commerçants, militaires et un hôpital. Les européens se regroupent dans leur club privé et fermé aux autochtones, même aux éminences tels que le brillant Dr Veraswami ou le machiavélique magistrat U Po Kyin. Orwell qui connait très bien le pays pour y avoir été en poste, dépeint un univers et une époque à travers une histoire simple.

« Reminds me the old Colonel who used to sleep whithout a mosquito net. They asked his servant why and the servant said : « At night, master too drunk to notice mosquitoes ; in the morning mosquitoes too drunk to notice master. » Look at him, boozed last night and then asking for more. »

« The evil time of day beginning, the time, as the Burmese say : when feet are silent. Hardly living creature stirred, except men, and the black columns of ants stimulated by the heat, which marched ribbon like across the path and the tailless vultures wich soared on currents of the air. »

Sans pour autant se choisir un narrateur, l’histoire est centrée sur M. Flory, un anglais négociant en bois exotique qui s’est très bien adapté à la vie locale. Il emploie des birmans, parle leur langue et s’est lié d’amitié avec le Dr Veraswami avec lequel il partage de longues heures à philosopher.

« Look at our schools-factories for cheap clercks. We’ve never taught a single useful manual trade to the Indians. We daren’t ; frightened of the competition in industry. »

« In fact, before we’ve finished we’ll have wrecked the whole Burmese national culture. But we’re not civilising them, we’re only rubbing our dirt onto them. Where’s it going to lead, this uprush of modern progress, as you call it ? Just to our own dear old swinery of gramophones and billy-cock hats. »

« Poor old Mattu, the uprush of modern progress seems to have missed him somehow. Flory said, throwing another four-anna piece over the rool. « Go on, Mattu, spend that on booze. Be as degenerate as you can. It all postpones Utopia. » »

U Po Kyin surnommé le crocodile pour son habilité et sa férocité qui nourrissent son ambition s’est mit en tête de détruire la réputation du Dr Veraswami. Les dommages collatéraux seront terribles et on apprend ici le pouvoir de la calomnie.

« Free speech is unthinkable. All other kinds of freedom are permitted. You are free to be a drunkard, an idler, a coward, a backbiter, a fornicator, but you are not free to think for yourself. {...} For au fond, what do you care if the Indian Empire is a despotism, if Indians are bullied and exploited ? You only care because the right of free speech is denied you. »

"What shall it profit a man if he saves his own soul and lose the whole world ?"

Flory quand à lui à les plus grandes peines du monde à se faire comprendre et respecter par ses pairs au Club tant il est doué de tolérance envers les locaux. Il est également en grande détresse face aux sautes d’humeur d’Elizabeth, jeune et jolie jeune femme tout juste arrivée à Kyauktada.

« The stale scent of dust and cigarette-smoke met him, and in the white, unsteady glare of the lamp he could see the mildwed bookstand, the lizards on the wall. So he was back again to this – to the old, secret life – after everything, back where he had been before. »

Ce livre de Orwell met en avant l’importance vitale de l’honneur tout en décrivant une époque révolue, presque romantique de domination coloniale anglaise. Un peu ennuyeux toutefois et assommant dans son ensemble pourtant pavé de superbes citations.

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