White Fang. Jack London

Publié le par Tactile

Vous êtes un loup ! Vous expirez la fumée de vos entrailles chauffées au sang fumant de votre victime, et vous baillez de fatigue, rassasié que vous êtes. Des semaines d’errance plus tard, la faim vous rongeant l’estomac, vous êtes hargneux et téméraire, il vous faut tuer pour vivre ! Oui vous êtes une bête, un loup impitoyable du Nord Canadien car London est un génie ; il s’est glissé dans la peau du canidé pour vous faire vivre comme un chien.

« It is not the way of the Wild to like movement. Life is an offense to it, for life is movement; and the Wild aims always to destroy movement. It freezes the water to prevent it running to the sea; it drives the sap out of the trees till they are frozen to their mighty hearts; and most ferociously and terribly of all does the Wild harry and crush into submission man- man, who is the most restless of life, ever in revolt against the dictum that all movement must in the end come to the cessation of movement. »

En commençant avec le contexte de la vie dans ces terres hostiles, l’auteur efface la vision humaine dans une tempête de neige. Ne reste plus que la meute qui se disperse après avoir attaqué en troupe. Un petit groupe demeure dont Kiche, chienne-loup téméraire et One Eye, vieux loup expérimenté et redouté. Après avoir éliminé avec malice ses concurrents, le vieux One Eye obtient Kiche et ils ont une portée. La vie est rude pour White Fang et ses frères et sœurs. Un à un tout le monde meurt de faim et de froid, ne reste plus que la mère et son plus coriace rejeton qui s’est accroché à la vie comme à un morceau de cervidé.

« {the man-animals} They were superior creatures of a verity, gods. To his dim comprehension they were as much wonder-workers as gods are to men. They were fire-makers ! They were gods ! »

White Fang découvre la vie sauvage, puis il suit sa mère capturée par des indiens. S’en suivra un douloureux apprentissage de l’homme par le loup et ce dernier lui reconnaîtra sa supériorité et même de l’amour. L’histoire est terrible, on souffre en hurlant à la lune, on mange avec aigreur et on se gèle de froid sous nos pelages d’hommes car London nous jette dans la gueule du loup.

« {the bondage} It was placing of his destiny in another’s hands, a shifting of the responsability of existence lies in itself was compensation, for it is always easier to lean upon another than to stand alone. »

C’est sans conteste un des meilleurs livres qu’il m’ai été donné de lire. L’histoire, les émotions, l’apprentissage, la douleur et l’amour passent dans chacune des lignes de cet ouvrage. On repense alors à la notion de vie dans le monde sauvage, le courage indescriptible qui est nécessaire à la survie.

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