L’ombre du vent. Carlos Ruiz Zafon

Publié le par Tactile

L’ombre du vent. Carlos Ruiz Zafon

Daniel est un fils de libraire dont la vie bascule le jour où son père lui révèle l’existence du cimetière des livres abandonnés, un endroit secret qui regroupe toute la littérature disparue. Daniel doit choisir un ouvrage et le garder, il opte pour « L’ombre du vent » de Julian Carax. Devenu passionné par cet ouvrage il cherche à en savoir plus sur l’auteur et la possibilité de lire d’autres de ces publications.

L’histoire est ainsi lancée, une enquête dans l’histoire, la littérature, le Barcelone secret du Barri Gothi. L’intrigue est époustouflante et le livre facile à lire. Dommage que Zafon ait voulu trop en faire. Il a réussit à tourner une histoire intéressante en un livre de gare dont les personnages rassemblent tous les clichés les plus épouvantables. Lors de certains passages, notamment aux alentours de la page 539, on se croirait dans un scénario de Tarantino avec des personnages absurdes et drôles malgré eux. Bref, un bon livre quand on a rien d’autre à se mettre sous la dent, de là à l’acheter...

Niveau citations, le personnage de Fermin Romero de Torres est un régal de culture et d’anarchisme :

« La télévision est l’Antéchrist, mon cher Daniel, et je vous dis, moi, qu’il suffira de trois ou quatre générations pour que les gens ne sachent même plus lâcher un pet pour leur compte et que l’être humain retourne à la caverne, à la barbarie médiévale et à l’état d’imbécilité que la limace avait déjà dépassé au Pléistocène. Ce monde ne mourra pas d’une bombe atomique, comme disent les journaux, il mourra de rire, de banalité, en transformant tout en farce et, de plus, en mauvaise farce. »

« {...} la poésie ment, même si elle le fait joliment, et ce que j’affirme est plus vrai que le pain à la tomate. Comme disait le maître, montrez-moi un don Juan et je vous prouverai que c’est un pédé déguisé. »

« Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois réincarnations favo
rites. »

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