Le vent sombre. Tony Hillerman

Publié le par Tactile

Un accident d’avion en pleine réserve indienne, des gangsters qui courent après leur cargaison de cocaïne, des rivalités tribales autour d’un moulin à eau saboté et des flics Tout est entremêlé dans ce récit qui tourne autour de la culture indienne dont Hillerman est un expert. L’histoire est un prétexte pour en apprendre d’avantage sur les navajos et les hopis qui se disputent un bout de terre au cœur de la réserve d’Arizona en bordure de l’Utah.

 

Hillerman prend Jim Chee pour protagoniste, ce flic navajo aux pouvoirs limités par sa fonction mais riche de ses savoirs ancestraux. Chee a assisté au crash de l’avion transportant la cargaison de drogue tant convoitée et se retrouve vite accusé par la DEA d’avoir participé à l’affaire. Lui qui ne faisait que guetter son moulin vandalisé... Johnson, un pourri de la DEA le bouscule un peu trop et son chef Largo lui ordonne de se concentrer sur le vol de bijoux indiens et le moulin vandalisé.

 

Mais Chee n’est pas du genre à oublier les menaces ni même à laisser sa curiosité insatisfaite. Tout en enquêtant sur ses petites affaires il tisse le fil de l’histoire de drogue ou au final tout est lié. Avec l’aide de Cowboy Dashee, un flic hopi, il se renseigne sur les mœurs de l’autre tribu et en faisant preuve de beaucoup de patiente et d’attention parvient à démêler le nœuds de cette histoire tarabiscotée.

 

Hillerman produit ici une enquête policière qui est bien plus que ça, une véritable ode à la culture amérindienne qu’il connaît parfaitement. On y apprend les rites, les coutumes, les croyances et la façon de penser de ces peuples autochtones qui ont du mal à s’adapter avec la culture balacani, celle des hommes blancs.

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