Hiver arctique. Arnaldur Indridason

Publié le par Tactile

Un meurtre froid dans une Islande enneigée voilà la trame proposée par Arnaldur Indridason, l’auteur de ce polar venu du pays blanc. Un garçon est retrouvé assassiné au pied de son immeuble, un soir d’hiver, poignardé sans raison apparente. Elias un islando-thaïlandais est pourtant un jeune apprécié de tous, sans histoires comme le dirait l’expression consacrée, alors qui ? Pourquoi ?

« Quand Erlendur repartit au volant de sa voiture, le froid avait encore resserré son emprise sur la ville. La tristesse bleutée qui enveloppait la morgue se reflétait dans ses yeux. »

Accrochez-vous c’est la que ça se complique. Le commissaire Erlendur et ses lieutenants Sigurdur Oli et Elinborg (vous suivez toujours ?) vont prendre l’affaire et explorer toutes les pistes : drame scolaire, crime raciste, vendetta narcotique, meurtre pédophile, infanticide,... Ils font évoluer l’enquête et les pistes au fil de rencontres avec des gens aux noms imprononçables (essayez à haute voix : Valgerdur, Odinn, Thorvaldur, Kjartan, Hallur,...).

« C’était le soir. Le vent soufflait, la neige tombait et la tempête allait s’abattre d’un moment à l’autre. À la radio, on avait conseillé à la population de ne rien laisser traîner dehors. »

Le récit est tout à fait banal, un rythme morne et monocorde qui effleure les personnages et offre une fin insatisfaite. Pourtant les descriptions de paysages sont belles et nous font frémir dans cet hiver arctique où le style littéraire reste gelé. N’attendez pas l’été et son dégel : vous pouvez vous abstenir de le lire.

« Ils sortirent le journalier de la neige et il apparut que celui qui s’était retrouvé à faire le poirier dans l’avalanche était finalement en vie après tout ce qu’il avait subi, et qu’il se mit à disserter abondamment dès le moment où on le remit à l’endroit. »

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