Prélude pour un espion. Len Deighton

Publié le par Tactile

Len Deighton propose un roman d’espionnage prenant place dans le Berlin divisé de la guerre froide, ville où a grandi Bernard Samson un espion germano-anglais qui travaille pour le compte de la couronne ; comme son père en son temps. Autrefois agent respecté il est désormais relégué aux basses tâches de diplomate.

Bernard a vu sa vie et son statut au seing de l’Agence changer lapidairement lorsque sa femme Fiona a tout quitté : mari, enfants, foyer, patrie pour passer à l’Est et rejoindre la Stasi. Dès lors Bernard a perdu la confiance de sa hiérarchie et son avenir s’est assombrit.

Pourtant ses talents linguistiques et sa connaissance parfaite de Berlin sont un atout et il lui arrive de se retrouver mêlé à des affaires intéressantes comme celle qui l’amènera de New-York à la France, de l’Angleterre jusqu’en Californie pour retracer un fond monumental d’argent disparu.

Les pistes s’accumulent autant que les pépins, ses interlocuteurs lui faisant faux bond, ses amis morts ressuscitant tandis que les menaces ressurgissent. De nature discrète et loyale Bernard a du mal à trouver sa place dans une enquête où on lui met sans cesse des bâtons dans les roues.

Deighton a une écriture simple et sans emphase qui est somme toute agréable et parfois bien tournée mais on a du mal à éprouver de l’empathie pour un héro avec lequel beaucoup de distance est créée. Ce livre est le début d’une série que je stoppe dès le premier volume pour faute d’intérêt littéraire.

« Quand vous voyez ces sales gosses, disait-il, vous comprenez pourquoi les Allemands ont déclenché tant de guerres. Et quand vous voyez les professeurs, vous comprenez pourquoi ils les ont perdues. »

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