Le dernier acte. Alex Abella

Publié le par Tactile

Ce roman est la suite du « Massacre des Saints » où Charlie Morell se retrouve mêlé à une histoire de culte vaudou cubain appelé Santéria. La suite, Le dernier acte, implique de nouveau le fringuant avocat cubain immigré à Los Angeles. Dans cet opus narration et lauriers sont partagés avec une autre avocate Rita Carr, jeune irlando-mexicaine qui vole à la rescousse de Morell.

De nouvelles têtes ont roulé, le culte maudit et son balai de cadavres mutilés viennent hanter de nouveau Charlie. Sauf que cette fois-ci tout l’accuse et le malheureux passe de spécialiste à accusé. Confronté à ses vieux démons, harcelé par une horde de politiciens corrompus et de puissants saigneurs (sic) il va devoir résoudre l’affaire pour s’innocenter.

Rita file au volant de son coupé Fiat, d’une interview de témoin à une entrevue avec les hautes instances judiciaires ; sur le terrain elle va se frotter à l’horreur de cette conspiration occulte semant violence et mort. Ses instincts pointus et son sens de la répartie la rend à l’aise avec les interlocuteurs les plus puissants et alerte sur le terrain.

L’histoire se déroule entre la Californie, Cuba, Tijuana dans des décors orangés et suffoquants très bien décris par Abella. N’est pas chez Gallimard qui veut. La narration est perturbante au départ, les deux avocats s’alternant les chapitres, et ne rend pas facile l’immersion dans l’histoire. Des moments de grâce lors de quelques instants volés au crime et plus généralement une atmosphère très bien rendue par l’auteur. Pourtant pas le meilleur de Série Noire.

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