Une rose seule. Muriel Barbery

Publié le par Tactile

Muriel Barbery place Rose et son récit au cœur du Japon kyotoïte. La quarantenaire traverse le vide de l’existence avec une mélancolie profonde, elle qui n’a connu que sa mère française ignore tout de son géniteur japonais. Suite au décès de ce dernier, Rose reçoit une lettre et un billet d’avion pour Kyoto où elle rencontrera Paul, l’exécuteur testamentaire de son père. Avec lui et en suivant le parcours initiatique voulu par Haru, ce parent japonais dont elle ne sait rien, Rose va éclore à la vie.

Haru fut un marchand d’art contemporain respecté et aimé de tous, ayant de nombreux amis il fut pourtant solitaire toute sa vie durant. Personnage subtil et aimant il dû accepter ne jamais rencontrer sa fille afin de respecter la volonté - égoïste - de la mère de Rose. Il consacrera alors son œuvre à construire un solide héritage pour sa fille. Mais l’argent n’est pas la seule chose qu’Haru puisse léguer à son enfant unique : là est tout le sujet de ce parcours jusqu’à l’éclosion de Rose.

Chaque jour au Japon, Rose se laisse brinquebaler sur les traces de son père : de temples en maisons de thé, de jardins zen en restaurants à la nourriture délicate, ses sens s’aiguisent, ses émotions affleurent et on la voit grandir au fil du récit. La française à la vie monotone embrasse avec dévotion les contours d’une vie à la japonaise et s’affirme comme une femme de caractère.

Muriel Barbery amorce chaque chapitre d’un comte japonais qui annonce la prochaine découverte de Rose. L’écriture est douce, presque liquide et odorante mais je ne peux m’empêcher de trouver tout cela extrêmement niais et farfelu, rempli de bons sentiments et de situations absurdes. L'élégance du hérisson est d’un tout autre niveau littéraire et tout ici est Rose comme du papier hygiénique.

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