Bad Chili. Joe R. Lansdale

Publié le par Tactile

Revoilà nos deux amis Hap Collins (le narrateur) et son pote Leonard Pine, les texans fauchés comme les blés, cependant soudés comme jamais. Nos deux héros sont en lisière de forêt à se raconter leurs vies tout en tirant sur des canettes au pistolet lorsqu’un étrange écureuil les pourchasse, la rage au ventre, littéralement. Cette satanée bête se jette sur Hap, le mord et Leonard a toutes les peines du monde pour le tuer. L’animal avait réellement la rage et Hap se retrouve à l’hosto, à galérer avec ses deux assurances maladies privées qui ne lui sont pas d’une grande utilité.

Hap se retrouve donc à l’hôpital où il y rencontre une très jolie infirmière qui deviendra sa petite amie au fil du récit tandis que Leonard joue les filles de l’air : aucune nouvelle de son ami. Pourtant le grand afro-américain gay a du mal à se faire oublier, son physique et son humour provocant ne laissent personne indifférent, pourtant Hap n’a plus de nouvelles. Inquiet il s’échappe de l’hôpital et part à sa recherche.

Comme attendu, Leonard s’est mis dans une sacrée panade. Son mec du moment, Raul, l’a plaqué pour un biker et sa a foutu en rogne notre cogneur de Leonard. Ce dernier a souhaité avoir une petite conversation avec le nouvel amant de son ex et bien évidemment ça a dégénéré. Sans que l’on sache toute l’histoire, Raul et son amant sont retrouvés flingués au bord de la route et Leonard en cavale se réfugie chez Hap. Il leur faudra essayer de comprendre toute l’histoire pour disculper Leonard.

Les deux amis ont le don pour se mettre dans toutes les galères possibles qu’offre l’east Texas aux têtes brûlées. Chevaleresques, généreux, complémentaires et fous téméraires ces deux loustics vont devoir enquêter sur des meurtres, des violences homophobes filmées et se frotter au roi du Chili en personne. Toujours aussi piquant et savoureux.

« Voilà pourquoi c'était si dur. On ne pouvait pas généraliser et être un grand penseur. Il y avait des connards des deux côtés de la médaille, et des braves gens qui plongeaient dans la déveine. Deux mois de chômage, la voiture en panne et on passait de la classe ouvrière à la vie dans un carton sous un pont, à manger ce qu'on trouvait dans les Dumpsters' et à pousser un chariot avec toutes ses affaires dedans. »

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